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HYPERTENSION ARTÉRIELLE D’ORIGINE RÉNALE

L’hypertension artérielle (HTA) d’origine rénale correspond à l’élévation de la pression artérielle causée par une sténose (rétrécissement) ou une occlusion (thrombose) d’une ou de plusieurs artères rénales.

Le rétrécissement ou l’occlusion de l’artère rénale peut être lié à plusieurs pathologies :

  • Dans 80% des cas, l’athérosclérose est due à des dépôts dans la paroi des artères. Le tabac, le cholestérol, le diabète, l’âge, les antécédents familiaux ou encore le stress sont autant de facteurs de risque, tout comme le fait d’être un homme de plus de 60 ans,
  • Nettement plus rare (seulement 15% des cas), la dysplasie fibromusculaire est plus souvent détectée chez la femme jeune. Cette pathologie est une anomalie de la paroi artérielle, provoquant une succession de sténoses et de dilatations, responsables d’un aspect dit en “piles d’assiettes” ou en “collier de perle” 
  • Les traumatismes ou les tumeurs peuvent provoquer un rétrécissement ou une occlusion de l’artère rénale.

minution de perfusion du rein par ce rétrécissement artériel provoque la sécrétion d’une hormone, la rénine. Elle a pour effet une hausse de la pression artérielle, pour stimuler de nouveau la perfusion rénale. Ce système s’auto-entretient.

Quel sont les traitements?

La découverte de l’HTA Réno vasculaire se fait le plus souvent au terme d’un bilan organisé par le médecin traitant ou le cardiologue, dans le cas d’une hypertension difficile à contrôler malgré 1, 2 voire 3 traitements pour la tension.

Les examens prescrits sont en général :

      • Une échographie doppler qui mesure les vitesses de circulation du sang dans les artères rénales
      • Une Angio IRM qui donne une image de ce qui circule dans les artères des reins
      • Un Angio Scanner qui donne une image de ce qui circule, ainsi que de la paroi artérielle

Si une atteinte vasculaire sévère est mise en évidence (c’est-à-dire >70% de sténose) et si des critères précis sont réunis (tension résistante, œdème du poumon, dégradation de la fonction rénale), alors le chirurgien vasculaire peut envisager un geste de revascularisation, afin d’augmenter le débit sanguin dans les reins.

 

Plusieurs gestes sont possibles:

      • Le plus souvent, il est réalisé un stenting, c’est-à-dire l’élargissement de l’artère à l’aide d’un ressort. Un tuteur, le stent, est implanté dans l’artère du rein. Il est mis en place grâce à un tuyau flexible introduit via une incision dans le pli de l’aine.
      • Parfois, un ballon introduit par une incision dans le pli de l’aine est gonflé dans l’artère. Cette technique d’élargissement est plus souvent utilisée dans le cas de dysplasies fibromusculaires où la pose d’un stent est contre indiquée.
      • En cas d’impossibilité de traitement par l’intérieur des artères, les chirurgiens vasculaires peuvent réaliser des pontages afin de ramener du sang dans les reins. 

Pour les prises en charges endovasculaires par stenting ou dilatations, les hospitalisations sont de l’ordre de 48h.

Pour les pontages, les hospitalisations sont plus longues, de l’ordre de 5 à 7 jours.

 

La surveillance à moyen et long terme est d’abord clinique sur les chiffres de tension artérielle et la réduction du nombre de traitements nécessaires, mais également par echo dopplers réguliers, permettant de vérifier les vitesses de circulation dans les artères rénales.